2013 août | Le blog de JMM

Archive pour août, 2013

In-Game Screenshots…

HistWar : Napoléon : In Game…

Castle

Hamlet

Village

Napoleon and his guard.

We arrived on August 12th and resided in the encampment around the Pont-de-Briques castle where Napoleon was, accompanied by his staff and his household. Companies from the “Chasseur a cheval” of the guard as well as from the “chasseurs a pied” of the guard had the honor of accompanying him.

This time, the men of our regiment were jealous, but they knew that they will have their chance to escort our respected little corporal.

On the 13th, captain Le Sang gathered the men from the first company and rigorously examined every soldier. Each man had to be flawless during the inspection; otherwise the commander of the 1st regiment would issue harsh sanctions. This however, had happened only once as far as the officers could remember.

Finally, at dawn, the two battalions making up the regiment marched towards the Emperor’s encampment with the band playing. Bayonets were fixed and sparkled in the rising sun.

Like in a parade, the five thousand men of the imperial guard took position in the vast garden in front of the large residence where Napoleon was staying.
We were waiting for him to come out on the balcony. All heads were looking at it. However a cheer came from the right. He was mounted on beautiful white horse followed by all his Marshals and ordnance officers.

He stood in front of us and his staff stood behind him.

His voice was loud and clear:
« Officers, Soldiers, my sons… our nation’s enemies threaten us… we will not let them invade us… »
And for half an hour, with poise, the Emperor addressed us with conviction…

Napoléon then stopped talking… no one knew if he had finished his speech… but a few seconds later, one grenadier screamed « Long live the Emperor»… followed by a second and then instantly they were joined by 5000 voices shouting “Long live the Emperor”.

August 14th 1805… Extract from the memoires of Sargent Bonheur.
1st company, 1st battalion, 1st regiment of the grenadiers of the imperial guard.

Napoléon et sa Garde.

Nous arrivâmes le 12 Août et nous installèrent dans le campement à quelques lieux du château de Pont-de-Briques où l’Empereur était déjà présent avec tout son état major et sa maison. Des compagnies de Chasseur à cheval de la Garde et du 1er régiment des chasseurs à pied de la Garde avaient le bonheur de l’accompagner.

Pour cette fois, les hommes de notre régiment étaient un peu jaloux mais ils savaient que leur tour viendrait de servir d’escorte à notre petit caporal respecté.

Le 13, le capitaine Le Sang avait réuni la première compagnie et avait procédé à la vérification de chaque fantassin avec toute la rigueur nécessaire. Il fallait que chaque homme ait son équipement parfait lors de la revue. A défaut, le Chef de Corps commandant le 1er régiment pouvait prendre des sanctions disciplinaires exemplaires… mais cela n’était arrivé qu’une seule fois de mémoire d’officier.

Et enfin le 14 Aout, dès les premières lueurs de l’aube, les deux bataillons constituant le régiment firent
mouvement vers le camp de l’Empereur, musique en tête. Les baïonnettes fixées au fusil scintillaient dans le soleil naissant.

Comme à la parade, les cinq mille hommes de la garde impériale prirent position dans le vaste jardin faisant face à la grande demeure où résidait Napoléon. Nous nous attendions à le voir paraître au balcon… et toutes les têtes étaient orientées vers cette zone… mais une clameur monta de la droite… Il était là, monté sur une belle jument au pelage blanc, suivi de tous les Maréchaux et officiers d’ordonnance.

Il se plaça face à nous alors que son état major se positionnait en retrait.

Sa voix était forte et claire, avec un accent délicieux : « Officiers, Soldats, mes enfants… les ennemis de la Nation nous menace… nous n’allons pas nous laisser envahir… »
Et pendant une demi heure, d’une voix posée, l’Empereur nous harangua avec conviction…

Napoléon se tut enfin… nul ne savait s’il avait terminé… mais après quelques secondes d’attente, un premier grenadier cria « Vive L’Empereur »… suivi d’un second puis instantanément 5000 voix se rejoignirent dans un « Vive L’Empereur » général et explosif.

14 Aout 1805… Extrait du Recueil du Sergent Bonheur
1er compagnie, 1er bataillon, 1er régiment de grenadiers de la garde impériale.

On the road…

 

On the roads of Northern France.

A week ago, the 1st regiment of the grenadiers of the imperial guard left their encampment heading towards the concentration zone.

Each morning, the troop would start its march at sunrise and, by early afternoon, would have traveled about thirty kilometers. Each hour, a halt of a few minutes was used to eat or smoke a pipe. Mid-way a 30 minute break allowed for a refreshing rest.
When arrived at destination, after finding lodging among the populace, the soldiers would try to find a bite to eat, even flirt with the young ladies who were always welcoming.

The officers would have many discussions which were closely followed. Sergeant  Bonheur was friends with the company leader, captain Le Sang…The courageous Bonheur, merely a corporal at the time, had saved him from certain death in an engagement at Marengo.

Also the sergeant knew the Emperor awaited his guard to march with it in this new campaign.

August 7th 1805… Excerpt from the book of Sergeant Bonheur
1st Company, 1st Battalion,  1st Regiment of the grenadiers of the imperial guard.

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Sur les routes du Nord de la France.

Depuis une semaine, 1er régiment de grenadiers de la garde impériale avait quitté son cantonnement provisoire et faisait route vers le secteur de concentration.

Chaque matin la troupe, qui logeait chez l’habitant, commençait sa marche dès les premiers rayons de soleil pour arriver à sa nouvelle étape distante d’une trentaine de kilomètres en début d’après-midi. Toutes les heures, une halte de quelques minutes permettait de s’alimenter ou de fumer la pipe ; à mi-chemin une halte d’une demi-heure environ assurait un repos régénérateur.

Une fois sur place, le logement chez l’habitant fourni, les soldats s’occupaient à trouver les munitions de bouche, voire conter fleurette à des jeunes demoiselles toujours très accueillantes pour ces soldats à la tenue exemplaire.

Les officiers discutaient beaucoup et leurs échanges étaient suivis avec beaucoup d’intérêts. Le sergent Bonheur entretenait une relation amicale avec le chef de sa compagnie, le capitaine Le Sang… le valeureux Bonheur, seulement caporal à cette époque, l’avait sauvé d’une mort certaine lors d’un engagement meurtrier à Marengo.

Aussi le sergent savait que l’Empereur attendait sa garde pour marcher avec elle lors de cette nouvelle campagne.

7 Aout 1805… Extrait du Recueil du Sergent Bonheur
1er compagnie, 1er bataillon,  1er régiment de grenadiers de la garde impériale.